Des araignées sociables, Palais de la Découverte, Paris
Photo : jnl
ça n’arrive pas qu’aux autres
75% des araignées sociales souffrent de problèmes de voisinage
Une équipe de l’Université d’état de San Piñata au Nouveau Mexique a récemment apporté des preuves tangibles du fait que les araignées appelées « Araignées sociales » n’ont, en réalité, pas la vie sociale la plus parfaite qui soit. La plupart d’entre elles ne se plaint pas mais 25% des individus Anelosumus eximus souffrent en silence du fait de devoir se lier à tout prix et même lorsqu’elles n’en n’ont aucune envie.
Le protocole expérimental mis en œuvre par les chercheurs américains auteurs de cette étude n’est pas connu dans le détail (le rapport totalise plus de deux mille pages et nous manquons de temps pour le consulter), mais on sait que le comportement des araignées étudiées a permis de déterminer ce résultat : irritabilité, prostration, asthénie, neurasthénie, syndrome de l’ermite, Syndrome de l’anachorète, etc.
Nous autres humains savons bien à quel point il peut être pénible d’avoir à sociabiliser avec nos propres voisins, parfois : prêter des objets, emprunter des objets, tendre une main tout en essayant de ne pas laisser l’autre envahir notre espace vital. A leur niveau, les "araignées sociables" vivent exactement la même situation et l’on peut dire que le terme "araignée sociale" ne concerne qu’une majorité, et non la totalité, de ces araignées, tout comme on peut dire que qualifier l’humain d’animal social ne peut être appliqué à l’intégralité de l’espèce humaine.
Restent à étudier les problèmes éventuels de sociabilité chez les fourmis ou les abeilles, autres animaux sociaux bien connus.

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Regis G. Curge
enseignant au Masachussets Institute of Theology (MIT), il a publié un certain nombres d’ouvrages couvrant des domaines divers. Il vit à Chicago avec son épouse Linda, ses trois enfants Pamela, Pym et Pouneh. Il a un chat, Tiger.