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A gauche toute !
Photo : Bangkok
À gauche toute !
De l’influence du prénom sur la latéralisation

S’il n’est plus guère utile de démontrer que la majorité des personnes, hommes comme femmes, qui portent un prénom en « A » sont gauchers, une récente découverte américaine met un terme à plus de 2000 ans de conjectures et de débats enflammés.

La première observation empirique de cette curieuse propriété est due à Aristoxene de Tarente, un disciple lui-même gaucher d’Aristote. Cet érudit du IVe siècle av. J.-C. note dans son fameux Traité d’harmonique que ses étudiants gauchers avaient tous un point commun, celui d’avoir un prénom comportant un « A ». Son maître Aristote n’était-il pas une preuve flagrante de cette thèse ?

On sait également que si Michel-Ange (un autre gaucher) à dû quitter Florence pour Rome, c’est à cause d’une mauvaise querelle qui l’opposa au Duc de Sensa après que l’artiste eut déclaré en public que si la femme du Duc était gauchère, elle le devait à ses parents qui l’avait innocemment mais imprudemment prénommée Lucia (pour bien comprendre le sel de cette histoire il faut savoir que « sinistra » (gauchère) évoque dans le dialecte florentin une femme rendue infidèle par un défaut physiologique de son époux).

On trouve encore au 19ème siècle des traces de cette hypothèse (Kant mentionne un alphatropisme catégorique ; le biologiste Berenbaum consacre un chapitre de son magistral opus, Weltanshaung und Kartoffeln, à ce qu’il nomme Das Linker Vorname Syndrom). Il faudra cependant attendre 1922 et l’éclosion de l’école primocomportementaliste de Berkeley pour que, pour la première fois, la géniale intuition de l’ami de Dicéarque acquière un fondement scientifique solide.

Roy Benton fait en effet cette année-là une communication devant l’Académie des sciences de Chicago par laquelle il révèle les résultats d’une quinzaine d’années de travaux menés à Madagascar où il a observé les singes Bataya. C’est Linda Carter, sa collaboratrice gauchère, qui, pour simplifier la tâche d’identification des primates, leur attribue des prénoms. Le professeur Benton constate que toutes ont été affublées d’un prénom en « A », Natacha, Alice, etc. et sont gauchères à l’exception notable mais inexplicable de l’une d’entre elles, Alberta. C’est pour lui une révélation : il consacrera le reste de sa vie scientifique à corroborer ce qui doit être considéré comme le premier pas vers une théorie alphagauchère. L’étude des prénoms des singes Bataya l’occupera tellement que Linda Carter finira par le quitter.

Le sujet ne passionne pas que les scientifiques, il inspire aussi les artistes : en 1945, Alfred E. Van Vogt, l’écrivain américano-canadien publie une brillante trilogie de science-fiction inspirée par ce sujet et intitulée le Cycle du non-A (qui se note Cycle du Ā) et qui aurait d’ailleurs initialement dû porter le nom de Cycle des non-gauchers, un titre malheureusement jugé insuffisamment commercial par l’éditeur Simon & Schuster.

Vingt ans plus tard, c’est en 1965 que dans un article désormais célèbre dans le monde entier et publié dans le Czechoslovak Journal of Physics, « A-left-handed people in theory of particles with spin ½ », que Georg Ramásek produit une théorie au sens mathématique du terme. Auteur inspiré de la théorie du « Plus il pleut, plus il pleut » (qui fit en son temps l’admiration de Kurt Gödel), Ramásek donne un cadre formel à ce qui n’était jusqu’à cette date qu’intuition et empirisme.

Mais il aura fallu attendre mai 2007 pour que l’équipe du docteur Pavel Tar, statisticien de la Britsburg School of Social Genetics fournisse dans les prestigieuses colonnes de la revue Conscience une explication rationnelle et fondée aux exceptions constatées par tous mais jamais clairement expliquées par Ramásek. Pavel Tar offre ainsi à la communauté scientifique et, partant au monde entier, la première théorie unitaire du « A ». Si Ekaria, l’élève le plus doué d’Aristoxene de Tarente était droitier et si Alberta la femelle Bataya l’était aussi, c’est que le nombre de « A » que contient leur prénom est bêtement en nombre pair. Eureka ! Lumineuse explication digne de la simplicité de l’œuf de Christophe Colomb. Grandiose point final d’une recherche plus que bimillénaire qui, pour citer un membre de l’équipe de Pavel Tar, « permet à François le gaucher de comprendre enfin pourquoi Nicolas en est et non Rachida ou Nathalie ».

Cette découverte majeure ouvre enfin la voie à d’autres recherches de ce désormais vaste champ de la connaissance humaine. Il conviendrait par exemple de s’intéresser à l’incidence comportementale des prénoms en "B", puis en "C" et ainsi de suite. Et puis, pourquoi ne pas avancer avec la russe Tibalchaia Karova aujourd’hui senior scientist de la Wide Open School of Free Science (WOSFR), vers une véritable génétique prénominale qui permettrait de calculer et donc d’anticiper le caractère de chacun en fonction de l’agencement des lettres de son prénom ?


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Harry Gato
L’un des plus éminents chercheurs de sa génération, professeur invité à la très fameuse université de Koda (Japon)


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