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Les techniques développées par des groupes de recherches en manipulation mentale pourraient faire progresser de nombreux domaines commerciaux (banque, assurance, etc.) et sortir ces derniers de l’amateurisme et de l’empirisme.
Photo : © Dana Bartekoske - Fotolia.com
La recherche en mal de budgets
Manipulation mentale : peut mieux faire !

En moins d’un siècle, les techniques de contrôle mental ont progressé plus qu’aucun autre domaine de la psychologie. On ne doit pourtant pas en féliciter les pouvoirs publics ni les institutions universitaires et les grandes écoles, mais au contraire, déplorer le fait que l’industrie seule semble avoir à cœur de faire progresser le domaine. Retour sur l’odyssée d’une discipline mal-aimée.

Les recherches menées après guerre par des psychologues sociaux ou des psychiatres comme Louis Jolyon West, Stanley Milgram, Margaret Singer ou encore Robert Jay Lifton, sont tout à fait passionnantes, mais elle viennent bien tard, car à l’époque, le Raspoutine mondain des années folles, Georges Gurdjieff, en connaissait et en appliquait déjà l’essentiel.
Il est probable que cet homme ne savait pas écrire lui-même (il couvrait des pages entières d’une « écriture secrète » qui ressemblait terriblement aux imitations d’écriture que dessinent les enfants avant de savoir former les lettres), mais un de ses disciples, Ouspensky, a mis noir sur blanc et en détails l’avancement des recherches de Gurdjieff. Il l’a cependant fait en se refusant à bien séparer le dogme ésotérique farfelu des techniques avancées et systématiques mises en œuvre. Il faut dire que le dogme, loin de relever du seul folklore, est un des outils de la manipulation et que ces ouvrages n’ont pas été rédigés à des fins scientifiques mais dans un but nettement prosélyte, ce qui rend leur lecture un peu pénible pour qui n’a pas l’intention de devenir disciple. Pour certains, Gurdjieff est un misérable qui n’a pas hésité à ruiner ses adeptes, par avidité et par goût du pouvoir, et même, à en laisser mourir certains - Katherine Mansfield et René Daumal auraient sans doute vécu plus vieux sans les « traitements » infligés par le mage arménien qui prétendait guérir la tuberculose par l’ivresse alcoolique. Non content de ruiner des vies, il a exigé et obtenu de ses victimes qu’elles lui restent reconnaissantes et dévouées jusqu’au dernier caillot de sang qu’elles ont craché à sa santé... Cette manière de présenter Gurdjieff est un point de vue possible. Mais ce n’est pas le seul, car le bonhomme s’avère aussi être un formidable chercheur, un extraordinaire promoteur de la connaissance de l’humain par l’humain, un véritable scientifique, comme en témoigne la célèbre phrase qu’a dit le gourou à son ami C.S. Nott en 1931, en résumant ses années de travail : « J’avais besoin de rats pour mes expériences ».
Ce ne sont évidemment pas ses ridicules théories comme celle de l’Ennéagramme (très à la mode dans le domaine des stages d’entreprise) qui forcent l’admiration dans le travail de Gurdjieff, mais sa pratique empirique et instinctive (quoiqu’inspirée de gourous orientaux et, peut-être, de groupes évangélistes fanatiques) du contrôle mental. Avec ce praticien surdoué, la science fait un bond en avant et l’amateurisme des Témoins de Jéhovah, des anthroposophes et autres rosicruciens est rapidement oublié.

...Des résultats étonnants...
À l’époque où la psychologie sociale se penche sur la manipulation mentale, l’opinion publique a déjà découvert les résultats étonnants obtenus par les armées chinoises et coréennes sur des prisonniers de guerre soumis à un « lavage de cerveau » (l’expression se popularise à l’époque). Les services secrets russes, sud-coréens, américains, et bien d’autres, consacreront à leur tour d’importants budgets, parfois occultes et financés par le trafic de drogue (substances utiles à la recherche sur le cerveau et la volonté), à l’étude de ces phénomènes qui, une fois compris, leur permettront d’ailleurs de manipuler des groupes politiques ou religieux, d’endoctriner des terroristes, de contrôler des personnages publics importants, et autres applications utiles.

L’histoire ne s’arrête pas là et commence à intéresser des entrepreneurs : Lafayette Ron Hubbard, sans doute le plus célèbre d’entre eux, crée une méthode d’analyse psychologique basée sur une sorte de détecteur de mensonge, la « Dianétique », qui s’avère être une escroquerie dans son domaine de départ — la psychothérapie — mais qui se révèle extraordinairement au point pour vider les comptes bancaires, notamment sous le masque d’une religion ou d’une ONG, statuts fiscalement avantageux et garantissant certaines libertés face aux lois dans de nombreux pays. Le résultat laisse en effet songeur : on estime que le coût total d’une initiation scientologue revient à un demi-million de dollars, un record indépassable dans le domaine de la vente pyramidale — le modèle économique le plus adapté pour décrire cette organisation. Or au terme de cette série de stages, l’adepte est suffisamment vidé de toute capacité à réfléchir par lui-même qu’il est encore heureux qu’on lui livre les grands secrets de son organisation, pourtant disponibles sur Internet sans bourse délier et d’une bouffonnerie science-fictionnesque achevée (en résumé : le tyran intergalactique Xenu a envoyé sur terre des extraterrestres congelés il y a 75 millions d’années et les aurait fait exploser dans des volcans avec des bombes atomiques. Décidés à se réfugier dans les âmes (« thétans ») des terriens, ces êtres malfaisants seraient la cause de tous nos problèmes psychologiques). Dans d’autres créneaux, des chercheurs extraordinaires (Maharishi Mahesh, Claude Vorilhon, David Berg, David Koresh, Luc Jouret, Norman William, Jim Jones, et des centaines d’autres), poussent leur art à un degré de raffinement jamais atteint, explorant toutes les techniques possibles et imaginables.
Malheureusement, pour des raisons légales ou par égoïsme, ces chercheurs conservent l’exclusivité du fruit de leurs travaux et ne publient pas d’écrits théoriques exploitables par des chercheurs universitaires.

...Le progrès peut être partagé par tous...
C’est peut-être à ce stade que la recherche publique a un rôle à jouer. En dehors des armées et des services de contre-espionnage, les états se refusent à cautionner ce type d’expérimentations. Or de telles techniques peuvent profiter à l’économie de marché et donc, à chacun de nous. Songez : qui ne s’est jamais retrouvé face à un conseiller bancaire, à un agent immobilier, à un garagiste ou à un plombier, à accepter des produits inadaptés, soutenus par des arguments irrationnels mais suffisamment autoritaires ?... Ces techniques pourtant n’évoluent guère. Songeons aux profits formidables que feraient les banques ou les agences immobilières si elles décidaient des passer à une vitesse supérieure ! Il suffit de constater l’extraordinaire réussite de l’église de scientologie à ce sujet : bien que ses comptes soient tenus secrets, l’étalage de ses possessions matérielles (dans le domaine immobilier ou maritime) est suffisamment éloquent.
Et que dire des grandes religions traditionnelles, qui gagneraient tant à s’inspirer des méthodes de petits groupes plus agressifs ? Alors que les prêtres catholiques se contentent de boire un triste vin de messe chaque dimanche, sans le partager avec leurs paroissiens, des millions d’adeptes de nouvelles religions sont éblouis par les effets de psychotropes exotiques tels que l’ayahuasca et autres ibogas aux effets bien supérieurs : pas de crise des vocations ou des conversions avec de tels outils !

On se rappellera au passage d’une citation de James Redfield, dans La prophétie des Andes (The Celestine Prophecy), ouvrage que certains considèrent comme la Bible du mouvement « New-Age » : « Nous voyons des gens comme ça de temps à autre ici, pas seulement des scientifiques, mais des simples curieux, qui ne comprennent pas le premier mot de ce que nous faisons...ce qui en dit long sur la difficulté que nous avons à nous comprendre entre scientifiques! »

De nombreux gouvernements occidentaux ont récemment assoupli leurs rapports avec les « nouveaux mouvements religieux » (sectes), principaux promoteurs et usagers des techniques de manipulation mentale : exonérations fiscales, abandons de poursuites, abandon des tracasseries policières, etc.,... Le début d’une nouvelle coopération et d’une nouvelle impulsion ? On ne peut que le souhaiter et réclamer un rapprochement entre les universités publiques et l’industrie.





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Kay Jay Ascrupcrombie
Auteur de "Nouvelles chances pour l’économie"


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